|
Après six années passées entre Rhône et Saône, Claudio Caçapa a décidé de quitter l’Olympique Lyonnais. Très ému au terme de l’entraînement matinal, le Brésilien est revenu sur les raisons de son choix. |
Claudio, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre avenir ? Je vais partir. Malheureusement ou heureusement. On verra cela plustard. Je suis triste. C’est un moment très difficile car Lyon faitpartie de ma vie. J’y ai connu beaucoup plus de bonheurs que demalheurs. J’ai avant tout envie de remercier tout le monde : leprésident, les supporters qui m’ont toujours été fidèles même dans mesmoments difficiles durant lesquels j’ai été blessé. Les supporters sonttoujours restés derrière moi. Je leur dit un grand merci. C’est quelquechose que je garderai à l'esprit toute ma vie. J’ai vraiment passé desmoments merveilleux ici. Cette décision n’était pas facile à prendre.Après y avoir bien réfléchi avec tout le monde, j'en suis arrivé à laconclusion qu'il est temps de partir maintenant.
Considérez-vous que vous n’avez plus votre place dans cette équipe ? Jene sais pas si je n’ai plus ma place. Aujourd’hui je ne joue pas maisil y a des choses plus graves dans la vie. Quand je rentre à la maison,que je vois mon fils et ma femme, je suis l’homme le plus heureux dumonde. Je veux partir la tête haute. C’est vrai que j’ai été un peudéçu sur le plan professionnel car je ne joue pas souvent. Ne pas jouerest une situation compliquée. J’ai envie de trouver autre chose. J’aibesoin d’une autre motivation, comparable à celle que j’ai connuelorsque je suis arrivé à Lyon. Il faut parfois prendre des décisionsqui font mal.
Vous sentez-vous encore en état de jouer ? Bien sûr. Je n’ai pas besoin de prouver quoi que ce soit. J’ai encoreenvie de jouer trois ans. Je ne sais pas encore où je vais aller. Pourl’instant, je n’ai aucun contact avec des clubs français. Mon avenirest encore incertain. J’espère que les portes vont s’ouvrir. Je vaisbien réfléchir durant les 2-3 prochains mois et je ne prendrai madécision qu’après. Mon désir serait de rester en Europe. Mais pourl’instant, je n’ai pas envie de parler d’un autre club que l’OL. J’aimece club, cette ville. J’aime tout ici. Ce club m’aura marqué, peut-êtremême plus que mon club formateur. Ma vie était à l’OL.
Quels souvenirs vous restent en mémoire ?Que des bons souvenirs. Le plus beau reste bien sûr la finale de laCoupe de la Ligue en 2001. Il y a également eu ces cinq titres, larencontre face au Bayern Munich lorsque nous avons gagné 3 buts à 0,mais aussi les amitiés que j’y ai nouées qui resteront à jamais, passeulement avec les joueurs mais aussi avec des personnes du club que jen'oublierai pas.
On sait que vous aviez un rôle de leader au sein du groupebrésilien. Craignez vous que ce groupe ne soit trop affecté par votredépart ? Non. Ce sont des adultes, des joueurs exceptionnels. J’espèresimplement qu’ils vont rester soudés. La plupart des Brésiliens quisont passés ici ont été heureux. Il y eut auparavant Marcello ou Elberque j’ai souvent au téléphone. Il me parle toujours de Lyon. Je ne voispas Lyon sans des joueurs brésiliens. Ce rôle de leader m’est venunaturellement. Je n’aime pas perdre comme la plupart des joueurs. C’estcela être un leader. Même lorsque je n’étais pas très bon, j’ai essayéd’aider par la parole. C’est cela un leader : donner l’exemple sur eten dehors du terrain.
Avez-vous l’impression que l’OL est en train de tourner une page de son histoire ? Lorsque je suis arrivé, il y avait encore Philippe Violeau, FlorentLaville, Sonny Anderson. Ils sont tous partis. Je suis un peu un anciendans la maison. Il faut donc bien quitter le club un jour .
Que pensez-vous de Toto Squillaci ? Il a réalisé de très bons matchs qui lui ont permis de devenir untitulaire indiscutable. Les gens pensent que je ne lui parle pas maisc’est faux. Je le trouve très bon. Lorsque le coach m’a annoncé que jen’allais pas jouer car Toto était bon, je lui ai dit qu’il avait raison.
Par Florian pour www.olyonnais.flo-folio.info, Source et Photo: OLweb |